C'est probablement l'une des nécessités les plus mal comprises des possesseurs d'oiseaux. Lorsqu'on met en quarantaine un ou plusieurs oiseaux, c'est pour protéger l'ancien troupeau ainsi que le nouveau. Chaque groupe d'oiseaux vit dans son propre environnement et a développé des immunités contre les germes (bons et mauvais) auxquels ils sont exposés quotidiennement. Indépendamment de l'endroit où un nouvel oiseau est acheté, ou de la qualité de l'élevage ou de la réputation du vendeur, la quarantaine doit être considérée comme une pratique plus que nécessaire.

Le nouvel oiseau est mis en cage et extrait de son écosystème et placé dans un environnement totalement nouveau avec une multitude de germes (bons et mauvais) auxquels il n'a jamais été exposé. Au cours de ce déménagement vers le nouvel emplacement, un certain stress sera ressenti. Ce stress peut être très mineur ou constituer un dérangement majeur, selon la nature de l'oiseau, la différence d'environnement et la façon dont l'oiseau y réagit.

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Pendant cette période de stress, le système immunitaire des oiseaux peut devenir affaibli, et l'oiseau peut ne pas être en aussi bonne forme physique qu'au moment où il a quitté son domicile original. Si l'oiseau n'est pas mis en quarantaine, il sera bombardé par des millions de nouveaux germes et le système immunitaire devra intervenir et répondre à tous ces nouveaux germes (bons et mauvais).Avec un système immunitaire affaibli, l'oiseau ne pourra pas surmonter une bonne réponse et peut en effet être victime d'un germe qui normalement ne serait pas pathogène (causant une maladie) chez cet oiseau dans une situation différente.

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Le nouvel oiseau tombe maintenant malade et commence à répandre de grandes quantités de ce germe pathogène maintenant (nouveau pour lui), et commence également à répandre des germes en grandes quantités que l'oiseau a apporté avec lui de son ancien environnement.

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Nous avons maintenant des millions d'agents pathogènes dans l'environnement auxquels les oiseaux résidents sont exposés. Certains sont de nouveaux germes, et certains sont anciens contre lesquels ils étaient immunisés, mais le volume de cisaillement est supérieur à ce qu'ils peuvent supporter. Maintenant, nous avons d'anciens et de nouveaux oiseaux qui tombent malades, et bien sûr, on pense que cette maladie est venue avec l'arrivée la plus récente.

De toute évidence, si l'un des oiseaux impliqués avait une maladie pathogène existante, les conséquences seraient bien pires.

Si cette arrivée avait été correctement mise en quarantaine, son niveau de stress n'aurait pas été si grand et sa réponse immunitaire aurait pu s'accumuler jusqu'aux plus petites quantités de germes auxquelles elle a été exposée.

Après une période graduelle de petites expositions, le système immunitaire peut construire des immunités à un rythme beaucoup plus normal et ne pas être compromis. Cette transition progressive vers un nouvel environnement s'avère bénéfique et nécessaire pour tous les oiseaux concernés. Les germes ne lisent pas les panneaux à sens unique.

article écrit par Bruno Capesco vétérinaire aviaire

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