Adopter un serpent : Connaître ses maladies potentielles

Le 22 août 2018 , mis à jour le 20 février 2021 — 18 minutes de lecture
les maladies du serpent de compagnie

Mon serpent fait-il partie d’une espèce concernée par une fragilité accrue face aux maladies ? Son mode de vie peut-il le fragiliser ? Ces nouveaux animaux de compagnie, ne laissent pas indifférent. Soit il font peur, soit ils fascinent, parfois même les deux.

Si vous choisissez d’adopter un serpent, selon l’espèce concernée, il serait utile de connaitre les différentes maladies qui peuvent l’atteindre. Les espèces aquatiques et les espèces terrestres ou les espèces désertiques n’ont pas le même appareil respiratoire. Elles ne sont pas non plus sensibles aux mêmes agents pathogènes.

 

Disecdysis ou « mue persistante »

Bien que ce ne soit pas une maladie à proprement parler, elle peut engendrer de sérieux problèmes et rendre votre serpent vulnérable puisqu’il est sans protection de l’épiderme. Elle est souvent liée à un taux d’humidité trop faible, qui, sans rentrer dans les détails, la peau se détachera uniquement en lambeaux et non-pas en continu ce qui est signe de bonne santé chez le serpent.

Une mauvaise alimentation peut également en être la source. Renseignez vous donc bien auprès d’un spécialiste des serpents ou de votre vétérinaire pour bien connaitre son régime alimentaire. Enfin, ces problèmes peuvent aussi être symptomatiques de la présence d’agents pathogènes ou de parasites externes.

De même si l’hygrométrie (taux d’humidité) est trop élevée, les écailles vont se détacher au moindre frottement, et priver le reptile de toute protection (cela ne concerne pas les espèces aquatiques évidemment). Dans les deux cas des lésions cutanées peuvent apparaitre, n’hésitez pas à l’amener se faire soigner avant que cela ne dégénère.

Brûlures

Les brûlures se produisent trop souvent avec les serpents de compagnie. Elles se produisent lorsque l’animal, cherchant naturellement un endroit chaud pour se reposer, soit trouve un endroit trop chaud, soit reste trop longtemps dans cet endroit (même les espèces désertiques habituées aux hautes chaleurs en son victimes). Cela peut se produire si le serpent a accès à des lampes chauffantes, des ampoules électriques ou des « pierres chaudes » ou « pierres grésillantes » dans la cage.

Cela peut également se produire si votre serpent s’échappe et trouve un radiateur, une plinthe chauffante, une ampoule électrique ou une autre source de chaleur exposée sur laquelle s’asseoir. Les serpents, en général, ne sentent pas qu’ils ont trop chauds lorsqu’ils entrent en contact avec des surfaces chaudes, c’est pourquoi ils se brûlent fréquemment et certaines brûlures peuvent être graves.

Dans les cas de brûlures moins graves, les écailles du serpent se décolorent et deviennent brun foncé ou noires ; dans les cas plus graves, des cloques ou des lésions profondes des tissus se développent. Ces animaux ont besoin de soins vétérinaires immédiats.

Mon reptile ne mange pas, que faire ?

Votre reptile peut être anorexique. L’anorexie signifie le manque d’appétit ou le refus de manger. Les serpents sont souvent anorexiques et certaines espèces y sont plus sujettes que d’autres. Cela peut être une condition normale associée à la reproduction (la saison des amours), à la ponte (une femelle serpent enceinte) ou à l’excrétion.

L’anorexie peut également être le symptôme d’un problème environnemental sous-jacent tel qu’un cycle lumineux inapproprié, un régime alimentaire incorrect, des aliments de taille inappropriée ou, le plus souvent, le stress associé à un environnement nouveau ou modifié.

Les serpents sont souvent anorexiques et certaines espèces y sont plus sujettes que d’autres.

Les maladies ou autres problèmes qui provoquent l’anorexie comprennent la stomatite infectieuse (« pourriture buccale »), les parasites internes, le blocage gastro-intestinal (impaction), les infections intestinales, les maladies respiratoires, l’insuffisance rénale ou hépatique, les tumeurs ou la goutte. Votre vétérinaire devra procéder à un examen physique approfondi et effectuer des tests de laboratoire afin de déterminer la cause de l’anorexie d’un serpent. Encourager un serpent anorexique à recommencer à manger peut être difficile, mais il est plus efficace lorsque la cause sous-jacente de l’anorexie peut être identifiée et corrigée.

Mon serpent respire mal, pourquoi ?

Les troubles de l’appareil respiratoire ont plusieurs causes possibles. D’une part comme on a pu le constater plus haut, les problèmes liés au taux d’humidité présent peuvent l’affecter. Le stress est aussi une raison plausible à ces troubles respiratoires, donc directement concerné par son environnement (habitat, nourriture etc…). Attention, il se peut que ses voies respiratoires soient endommagées lorsque l’animal est mal manipulé, il faut être très délicat et y faire attention.

Si vous notez que votre animal de compagnie respire la bouche ouverte ou bien qu’il émet des sifflements lors du processus de respiration, il est probable qu’il soit infecté. Il ne faut surtout pas négliger ces pathologies, son état de santé pourrait se dégrader très rapidement, une visite chez le vétérinaire s’impose.

Salmonelle

Alors que les tortues terrestres sont le plus souvent incriminées pour avoir propagé la bactérie Salmonella à leurs propriétaires, tout reptile, y compris les serpents, peut être porteur de cette bactérie dans le cadre de sa flore bactérienne gastro-intestinale normale.

Les salmonelles peuvent provoquer de graves maladies gastro-intestinales ou une septicémie (infection du sang) pouvant être mortelle. De nombreux animaux et personnes sont porteurs de ces bactéries sans présenter de signes cliniques, mais elles se répandent dans leurs selles et servent de source d’infection pour d’autres.

La meilleure façon de minimiser les problèmes liés à cette maladie est d’adopter une bonne hygiène. Nettoyez et désinfectez soigneusement la cage du serpent chaque fois qu’elle est souillée. Désinfectez toute la cage au moins une fois par semaine, en la rinçant bien après avoir utilisé des produits de nettoyage. Surtout, lavez et désinfectez soigneusement vos mains après avoir manipulé ou nourri votre serpent ou nettoyé sa cage.

Comme la plupart des serpents porteurs de salmonelles ne sont pas malades, ils ne nécessitent généralement aucun traitement.

Les yeux chez le serpent.

C’est une zone relativement sensible pour les êtres vivants, mais particulièrement chez les serpents. Comme pour ses voies respiratoires, les yeux peuvent être blessés lors des déplacements de l’animal si vous ne faites pas assez attention.

Mais ce n’est pas tout, une hygiène irréprochable de son lieu et de son mode de vie est indispensable afin d’éviter toute infection, notamment oculaire. Si vous remédiez à l’accumulation de saletés dans le vivarium, vous réduisez considérablement les risques de problèmes oculaires.

Surveillez votre animal de compagnie et si vous constatez des irritations ou une infection quelconque, amenez le chez le vétérinaire car il est probable qu’il vous prescrira des antibiotiques, sous forme de gouttes généralement, voire même des injections pour enrailler l’infection. Seul un professionnel est donc habilité à effectuer ce genre de soins délicats.

MDB et hyperparathyroïdisme

Elle peut survenir chez l’ensemble des reptiles, mais est particulièrement fréquente chez les reptiles ayant des membres postérieurs et antérieurs, comme les tortues, iguanes et caméléons.

Quels sont les symptômes ?

Vous pourrez observer des symptômes liés à l’hypocalcémie comme une faiblesse musculaire, des mouvements spastiques des membres postérieurs, une rétention d’œufs, un prolapsus cloacal.

Une malformation de la carapace (tortue pyramide, ou carapace molle) et du bec chez les tortues peut également être le signe d’une MBD.

Egalement appelée MBD (Metabolic Bone Disease) en anglais, ou ostéofibrose nutritionnelle, c’est une maladie dans laquelle l’os se déminéralise, se déforme et devient plus fin, fragile et cassant. Cela est dû à la fuite du calcium osseux, ordonnée par une hormone, la PTH (parathyroïde hormone) qui est essentielle à la régulation du calcium dans l’organisme.

La PTH est sécrétée lorsque le calcium sanguin (calcémie) est bas et permet de rétablir la calcémie, indispensable à la contractilité des muscles par exemple. Lorsque la PTH est présente en grande quantité de manière chronique, on appelle ça l’hyperparathyroïdisme, qui délocalise le stock de calcium contenu dans les os pour le diriger vers le sang, aboutissant à cette fragilisation osseuse.

L’origine est nutritionnelle de cette maladie : Elle est plus fréquente chez les lézards comme l’Iguane et les tortues aquatiques. Dans ce cas, la maladie fait suite à :

  • Un défaut d’apport en calcium : il est important de supplémenter sa tortue en calcium car il est rare qu’il soit suffisant dans l’alimentation en captivité !
  • Un taux de calcium alimentaire insuffisant par rapport au phosphore
  • L’absence de lampe à UV empêche les reptiles de synthétiser leur vitamine D3, qui permet la fixation du calcium. Dans ce cas, quel que soit l’apport en calcium l’animal ne sera pas capable de l’utiliser.
  • Une absence d’hibernation chez la tortue peut favoriser l’apparition de cette maladie car l’hibernation permet de préserver le stock en calcium

L’origine rénale :

C’est la cause la plus fréquente chez les caméléons. En effet, il est difficile d’apporter suffisamment d’eau à ces petits lézards qui boivent uniquement les perles de rosées sur les feuilles dans la nature. La déshydratation chronique cause souvent des lésions rénales irréversibles. Dans ce cas, la PTH est sécrétée également en grande quantité (hyperparathyroïdisme) et cause également la maladie métabolique osseuse.

La maladie virale à corps inclus (MVCI)

Cette pathologie très connue, en particulier sous la dénomination anglo-saxonne d’IBVD (Inclusion Body Virale Disease) est redoutée par tous les terrariophiles. Signalée pour la première fois en 1975, elle frappe surtout les boïdés, même si, ces dernières années, les colubridés ont également été assez souvent frappés. L’agent étiologique est un rétrovirus dont on a déjà isolé certains sérotypes. A l’heure actuelle, nous n’avons pas de certitude quand au mode de diffusion de cette pathologie. La transmission pourrait avoir lieu :

  • par contact direct entre un serpent malade et un serpent en bonne santé ;
  • entre la mère et les nouveau-nés dans l’oviducte, à la fois pour les espèces ovipares comme le Python royal et les espèces ovovivipares comme le Boa constricteur et ses sous-espèces ;
  • pendant l’accouplement.

L’on n’a pas encore éclairci le rôle en tant que réservoir et vecteur de la MVCI de l’acarien des ophidiens : l’Ophyonissus natricis. Sa diffusion dans la nature n’est pas connue. La MVCI est présente dans les collections de serpents du monde entier, France comprise, et actuellement on considère le problème sanitaire le plus grave dans l’élevage des boïdés. Elle se manifeste le plus fréquemment chez les serpents adultes mais elle peut également frapper des jeunes sujets. Elle est plus grave chez les Pythons (en particulier chez le Python molurus bivittatus ou Python molure de Birmanie) que chez les boas qui, souvent, sont des porteurs asymptomatiques. La MVCI est mortelle pour le serpent touché car il n’existe pas, à l’heure actuelle, de traitements efficaces. Le reptile peut être maintenu en vie pendant quelques mois, grâce à une alimentation forcée par sonde gastrique mais dans l’état actuel des connaissances, il est conseillé de supprimer le sujet car, de toute manière, le serpent est destiné à mourir et tant qu’il est en vie, il constitue un réservoir pour cette maladie virale contagieuse.

Mon serpent est tout « cloqué » !

Comme pour les yeux, l’apparition de cloques (ampoules) sur le serpent est assez fréquente chez les reptiles en captivité. Souvent provoquées par une hygiène déplorable ou un taux d’humidité inadéquat, elle se distingue facilement à cause de la rougeur des écailles.

C’est une nouvelle infection que vous devez faire traiter rapidement par un spécialiste des animaux exotiques, sans quoi les irritations vont s’enflammer et gonfler et créer une surinfection avec la prolifération de bactéries. Ici aussi le traitement à de forte chances d’être à base d’antibiotiques.

La stomatite ou infection de la cavité buccale

C’est une bactérie qui en est l’origine, développée par une température corporelle trop basse, la malnutrition ou des irritations dues à des régurgitations, ou encore par des parasites. Les signes symptomatiques sont nombreux :

  • hyper salivation,
  • rougeur des gencives,
  • œdème,
  • abcès
  • ou troubles de la mobilité de la langue, entre autres.

Si vous ne traitez pas cette infection, du pus peut se former dans les gencives entrainant des abcès, une septicémie puis la mort du serpent. Inutile de dire la dangerosité de cette maladie, partez vite consulter un vétérinaire. Si vous ne pouvez pas le faire dans l’urgence, vous pouvez tout de même, à l’aide d’un pinceau ou d’une spatule par exemple, appliquer un gel buccal, une solution dentaire et augmenter la température de 2 ou 3 degrés.

Mon serpent à des tiques !

Les espèces terrestres de reptiles, selon leur environnement et les autres animaux qu’ils seraient amenés à côtoyer, peuvent être attaqués par des tiques. Cependant elles sont facilement décelables si vous surveillez régulièrement l’état de santé de votre animal, donc aisément traitables, ce qui n’est pas le cas de acariens. Ces derniers, se nourrissant du sang de votre serpent, peuvent de ce fait l’anémier et affaiblir par la même son système immunitaire et le rendre ainsi plus vulnérable à d’autres maladies, comme celles citées plus haut.

D’autres parasites, internes ceux là, issus du système digestif, peuvent causer des maladies fréquentes telles que la Trichomonase (souvent apportée par des souris déjà infectées) provoquant des vomissements, diarrhées et perte d’appétit, ou l’Amibiase (aliments ou eau déjà contaminés par ces amibes parasitaires) altérant principalement les intestins et se traduisant aussi par les mêmes symptômes, avec en plus l’apparition de sang dans des selles nauséabondes. Pensez donc à vermifuger votre animal de compagnie.

Dystocie

La dystocie, ou fixation des oeufs, se produit lorsque la femelle du serpent est incapable de passer les oeufs. La dystocie est un problème assez courant chez les reptiles et peut être mortelle. Elle est causée par divers facteurs, notamment un mauvais élevage, comme un éclairage ou une température ambiante inadaptés, un site de nidification inadéquat, un régime alimentaire inapproprié (malnutrition) et la déshydratation.

Parmi les autres facteurs qui peuvent contribuer à la dystocie, citons l’âge avancé, la mauvaise condition physique, les obstructions physiques dans l’appareil reproducteur causées par des œufs déformés ou surdimensionnés ou des blessures, les anomalies structurelles de l’appareil reproducteur ou du bassin, les infections, la constipation ou les abcès.

Un serpent gravidique (avec des œufs) en bonne santé peut ne pas manger, mais doit néanmoins être vif, actif et alerte. Un serpent gravidique atteint de dystocie ne mangera pas et sera également léthargique, faible ou insensible. Un vétérinaire connaissant bien les reptiles doit immédiatement examiner les serpents dans cet état. Un examen physique, des analyses de sang et des radiographies (rayons X) sont souvent nécessaires pour établir un diagnostic. Des procédures médicales et/ou chirurgicales peuvent être nécessaires pour traiter ces animaux.

Serpent ayat une carence en vitamine D3

Un défaut d’exposition aux rayonnements ultraviolets B est une erreur d’élevage classique. Ce type de rayons est essentiel à l’activation de la vitamine D3. Par conséquent, un déficit d’exposition aux UVB mène à une baisse de synthèse de vitamine D3. Une carence en cette vitamine, essentielle à l’absorption intestinale et au métabolisme du calcium, entraine unehypocalcémie.

Ainsi, un animal nourri avec un régime correctement équilibré mais n’ayant pas ou peu accès à une source d’UVB peut développer une MBD, de la même façon qu’un animal ayant seulement une ration alimentaire déséquilibrée.

Ce manque d’exposition aux UVB est un facteur classique de développement de MBD chez les iguanes et autres lézards herbivores, de même que chez les tortues terrestres. Contrairement aux carnivores, ces espèces de reptiles ne trouvent pas ou très peu de vitamine D3 dans leur alimentation et dépendent de la synthèse endogène de vitamine D pour couvrir leurs besoins. De plus, quelques études préliminaires menées sur ce sujet indiquent que la vitamine D3 ne serait pas absorbéede façon efficace dans le tractus intestinal des iguanes verts. Les lézards herbivores sont ainsi d’autant plus dépendant des rayonnements UVB pour couvrir leurs besoins en vitamine D3.

Au contraire, les reptiles carnivores sont en mesure d’utiliser la vitamine D3 provenant des proies carnées. Ils n’ont donc pas strictement besoin d’être exposés à des rayons UVB, à condition que leur alimentation soit complète et équilibrée sur le plan minéral et vitaminé. Une source d’UVB dans leur environnement est toutefois recommandée car elle est bénéfique à plusieurs fonctions de leur organisme.

A l’état naturel, les reptiles bénéficient des rayonnements UVB émis par le soleil. En revanche, les reptiles vivant en intérieur nécessitent un apport d’UVB par une source artificielle. Certaines consignes sont toutefois { respecter pour assurer l’efficacité du dispositif (choix de la quantité d’UVB émis, distance animal-lampe, renouvellement, etc).

Petit rappel des espèces de serpents que l’on peut élever à la maison

Il existe environ 2 500 espèces différentes de serpents. Plusieurs espèces sont couramment utilisées comme animaux de compagnie, notamment :

  • Le serpent des blés (Pantherophis guttatus- elaphe guttata). Cette petite couleuvre (elaphe guttata) est certainement le serpent le plus conseillé pour les terrariophiles débutants.
  • Le python royal (Python regius), reptile nocturne. Timide et craintif le python regius convient aux débutants.
  • Le serpent Roi de Californie (Lampropeltis Getulus Californiae). Couleuvre diurne. Convient aux débutants.
  • Le Boa constrictor (Boa constrictor). Bien qu’il ne soit pas particulièrement agressif, le boa constricteur n’hésitera pas à mordre pour se défendre. L’alimentation du boa constricteur peut également être rebutante. De par sa taille, les souris ne suffisent bien évidemment pas. Il faudra plutôt lui donner du lapin ou du cochon d’inde.
  • Python molure (Python molurus). C’est un gros serpent constricteur, pouvant atteindre les 6 m de long pour une masse d’environ 100 kg dans la nature.

Taille de terrarium et santé du serpent

Il existe désormais des recommandations quant à la taille minimale recommandée pour un terrarium. Une formule stipule que la somme de la longueur de la cage et de sa largeur doit être au minimum égale à la longueur du serpent (Barten and Fleming, 2014). Cette formule ne prend néanmoins pas en compte la hauteur du terrarium, facteur particulièrement important pour les espèces arboricoles.

De façon générale, il est recommandé de prendre le plus grand terrarium possible, permettant ainsi l’enrichissement de l’environnement, la mise en place d’un gradient thermique adapté à sa température corporelle et d’une ventilation. Un terrarium plus grand permet aussi une meilleure expression des comportements naturels d’un animal, une plus grande activité et un meilleur tonus musculaire. Des serpents maintenus dans des boites en plastique, dans un espace réduit et sans enrichissement, peuvent subir un stress vraiment très important (gradient thermique difficile à obtenir).

Pour les espèces arboricoles, la hauteur de la cage est plus importante que la surface disponible au sol, à condition bien sûr que cet espace soit exploitable par le serpent, au moyen de branches ou d’autres structures lui permettant de grimper.

La forme classique d’un terrarium est rectangulaire. Il existe d’autres formes, pentagones, hexagones, octogones, ou des formes plus complexes, mais il semble que ces espaces, en raison de la présence de plus d’angles, sont plus souvent associés à des blessures que les terrariums de forme rectangulaire classique.

Il est incorrect de considérer que les serpents sont sédentaires et inactifs. En effet, si un espace suffisant leur est alloué, la plupart des ophidiens sont assez actifs, et peuvent présenter des comportements complexes. Une cage trop petite ne permettant pas ces déplacements peut être responsable d’une baisse du tonus musculaire, et de l’apparition d’obésité (Barten and Fleming, 2014) (Figure 32).

Pour terminer cette liste qui n’est pas exhaustive, sachez que les serpents, bien qu’ils aiment la chaleur, sont sensibles à celle du soleil ou à une autre artificielle, pouvant leur créer des brûlures.

Références :

  1. OATAO Université de Toulouse : Les maladies virales des ophidiens : synthèse et bibliographie
  2. OATAO Université de Toulouse : Carence et toxicité des vitamines chez les reptiles et les petits mammifères de compagnie
  3. Reptimondo : Maladies chez les boas, pythons et serpents en terrarium

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