Maladie de la queue du chat : hyperplasie de la glande caudale

Le 17 septembre 2020 , mis à jour le 4 mars 2021 — 6 minutes de lecture
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Les chats peuvent parfois développer une maladie connue sous le nom de « queue d’étalon », appelée médicalement hyperplasie de la glande caudale ou infection glandulaire de la queue. Tous les chats ne sont pas sujets à cela, mais certains chats peuvent parfois développer une perte de poils et un gonflement de la glande supracaudale.

Alors que certains chats peuvent avoir besoin d’une cure d’antibiotiques dans les cas graves, parfois un cas bénin de queue de chat peut être traité à la maison en utilisant des produits spéciaux en vente libre. Cet article fournira quelques remèdes pour l’infection de la glande caudale chez le chat.

 

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La glande supracaudale du chat

La queue du chat a des glandes sébacées situées sur le dessus de la queue. Sa présence est parfois associée à de grossiers follicules pileux. La fonction exacte de ces glandes surrénales n’est pas bien connue, mais il y a des chances qu’elles soient destinées à des fins sociales. Chez certains chats, ces glandes surrénales sont plus actives que chez d’autres ce qui peut parfois entraîner des problèmes. Comme son nom l’indique, la « queue d’étalon » se trouve plus fréquemment chez les chats mâles intacts, mais elle peut aussi parfois être observée chez les mâles et les femelles stérilisés.

Symptômes de la queue d’étalon chez le chat

L’hyperplasie glandulaire de la queue chez l’espèce féline, est l’inflammation ou l’infection de la glande supracaudale du chat, qui sont des glandes sébacées modifiées qui sécrètent du sébum, une substance huileuse. Chez certains chats, cette glande devient hyperactive et sécrète plus d’huile que les valeurs usuelles rencontrées, prédisposant l’animal aux infections bactériennes secondaires. Lorsque la glande supracaudale d’un chat est enflammée ou infectée, la zone peut sembler crouteuse et enflée, d’où le terme « hyperplasie », et le chat peut perdre des poils dans la zone. Les follicules pileux de la glande caudale peuvent dégager une odeur désagréable et peuvent également sembler gras ou même emmêlés. Il est important d’obtenir un diagnostic approprié par un vétérinaire avant la suspicion clinique qu’un chat puisse avoir une « queue d’étalon ». Parfois, des tumeurs peuvent se développer dans la région ou proche de l’appareil urinaire.

Remèdes maison pour l’hyperplasie glandulaire de la queue chez le chat

Avant d’essayer des remèdes maison pour la queue d’étalon chez les chats, il est important de savoir s’il s’agit vraiment d’un cas de queue d’étalon. La zone supérieure de la queue de l’espèce féline est un site courant pour les abcès de morsure de chat lorsque les chats sont mordus par d’autres chats alors qu’ils tentent de s’enfuir.

Ces abcès nécessitent un traitement vétérinaire rapide avec un antibiotique à large spectre. Et, comme mentionné, des tumeurs peuvent parfois apparaître dans la glande caudale du chat, ce qui justifie un examen vétérinaire pour écarter toute suspicion clinique.

Les cas bénins d’hyperplasie de la glande caudale sont généralement un problème esthétique, mais comme mentionné, dans certains cas, une infection bactérienne secondaire peut s’installer.

  • Une première étape avant un traitement médical pour aider un chat souffrant d’hyperplasie glandulaire de la queue du chat consiste à couper les poils dans la zone proche de la peau, puis à laver avec un shampooing anti-séborrhéique tel que Douxo Spot au moins jusqu’à ce que la zone semble mieux, suggère le vétérinaire Dr John.
  • Utiliser le shampooing dégraissant deux fois par jour. Un shampooing anti-séborrhéique médicamenteux pour chats contenant du peroxyde de benzoyle ou de l’acide sulfurique salicylique peut également être utile.
  • Dans les cas graves, un traitement médical avec des antibiotiques oraux prescrits par un vétérinaire peuvent être nécessaires, en général peu d’effets secondaires sont rencontrés avec la prise de médicaments. La stérilisation du chat peut aider à prévenir de futures occurrences étant donné que les hormones mâles (appelées androgènes) stimulent la production accrue de sébum.

Un traitement chirurgical est-il nécessaire ?

Il est assez difficile de soigner un chat atteint du syndrome ou bien de la maladie de Cushing, si bien que le pronostic est bien sombre dans de nombreux cas, notamment du fait de la fragilité cutanée, du diabète sucré et du déficit immunitaire en dessous des valeurs usuelles qui en résultent. Le choix thérapeutique est effectué au cas par cas, après un examen clinique approfondit, mais ce type de pathologie nécessite généralement un protocole assez lourd. Et ne nous voilons pas la face : les conséquences de l’hyperadrénocorticisme chez le chat sont graves. Le choix du traitement chirurgical ne se fait pas à la légère.

Lorsqu’une glande surrénale est en cause

Quand il décèle une tumeur bénigne sur une glande surrénale le vétérinaire préconise une intervention chirurgicale permettant de réaliser une ablation de la glande incriminée. Le chat possède deux glandes, chaque petit organe est situé juste au-dessus d’un rein. Cette opération est appelée surrénalectomie unilatérale. Un traitement symptomatique de la tumeur (adénome) est envisageable si l’opération est impossible. Dans ce cas, une prescription de trilostane ou équivalent (mitotane) peut être décidée. Il s’agit d’un inhibiteur de la stéroïdogenèse, c’est-à-dire qu’il intervient au niveau de la synthèse des hormones stéroïdiennes sans effets secondaires notables. Le traitement peut aussi se limiter à :

  • Un inhibiteur de la synthèse de cortisol, mais les risques sont une hypertrophie des surrénales pouvant être très grave. Elle est due à une augmentation dite réactionnelle de la production, par l’hypophyse, de l’ACTH (hormone corticotrope). A noter que l’hypophyse (petite glande pituitaire située dans la selle turcique) est un véritable chef d’orchestre.
  • Un inhibiteur de synthèse de la progestérone.
  • Lorsque l’hypophyse est en cause

​​​​​​​Conclusion

On l’a vu, ce syndrome chez le chat doit impérativement être pris en charge le plus rapidement possible car le pronostic vital en dépend. Il est hélas très fréquent que le vétérinaire euthanasie le chat dans les trente jours qui suivent le diagnostic. Il est impossible d’envisager une prévention de ces pathologies. Il faut toujours surveiller la santé de son chat et réagir au moindre symptôme. Un chat soigné très tôt peut vivre plusieurs années, et si la maladie est prise un peu tard, ce qui compte est de soulager son animal afin que sa fin de vie se passe au mieux.

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