Arbres toxiques : Gardez vos chevaux en sécurité dans les pâturages

Le 16 février 2020 , mis à jour le 3 novembre 2020 - 5 minutes de lecture
arbres toxiques pour le cheval

Aussi louables que soient les arbres, il y a quelques situations où ils ne font pas bon ménage avec les chevaux. Dans certains cas, les arbres fruitiers ou à noix peuvent être sources de coliques ou d’inflammation du tube digestif de nos équidés. Les animaux pourraient aussi être blessés par la chute de branches ou par leur déracinement en cas de vent violent.

Les équidés sont des herbivores qui en plus du foin, consomment presque toutes les formes de verdure à leur disposition pour leur alimentation. Si un cheval consomme des molécules toxiques provenant d’herbe ou de plantes, les symptômes peuvent aller d’une diarrhée relativement légère à des difficultés respiratoires, une défaillance d’organe, des troubes du tube digestif et la mort. Les frênes sont couramment présents dans la nourriture à paître de leur environnement, car ils sont considérés comme sans danger.

 

Les frênes sont un choix populaire pour les pâturages et les installations pour équidés car ils ne sont pas toxiques pour ces derniers. Ils peuvent consommer les feuilles et l’écorce des frênes sans risque de tomber malade, bien que la plupart d’entre eux ne voudront probablement pas manger de frênes à moins que leur nourriture venait à manquer sur leur terrain.

Fraxinus - feuilles de frêne

Identifier les frênes

Vous pouvez déterminer si votre pâturage contient des frênes en les examinant de près. Les frênes font partie du genre Fraxinus. Ils ont des branches qui poussent à l’opposé les unes des autres de chaque côté des branches principales de l’arbre. Ils ont également un mode de croissance des feuilles composé.

Le frêne de montagne (sorbier des oiseleurs)

Le sorbier n’est pas un vrai frêne. Il fait partie du genre Sorbus et n’est pas apparenté aux autres frênes. Selon le Pierce Conservation District dans le comté de Pierce, Washington, le sorbier peut être toxique pour les chevaux et d’autres animaux d’élevage. Les symptômes possibles de l’ingestion de sorbier sont des problèmes respiratoires, des anomalies de comportement, la diarrhée et peuvent même être mortels en cas d’ingestion en très grande quantité.

Sorbier qui ressemble à un frêne, dangereux pour les chevaux

Feuilles fanées attention au cyanure !

Le cyanure étouffe les animaux en bloquant le transport de l’oxygène par les globules rouges. L’érable rouge (Acer rubrum) est l’un de ces arbres toxiques dont les feuilles sont inoffensives la plupart de l’année jusqu’à ce que les dommages causés par le vent ou les changements de saison les fassent tomber et se flétrir.

Les feuilles de l’érable rouge ont des bords dentelés et peuvent devenir rouges ou jaunes à l’automne. « Il y a d’autres espèces qui perdent leurs feuilles rouges à l’automne, mais l’érable rouge a des caractéristiques particulières », explique Anthony Knight, BVSc, MRCVS, qui est spécialisé dans les arbres toxiques et les plantes non comestibles à l’université d’État du Colorado. « Le dessous de la feuille d’érable rouge a tendance à être de couleur argentée ».

Les signes d’empoisonnement, notamment la léthargie, la décoloration des urines et l’assombrissement des gencives, peuvent ne pas apparaître avant quatre jours.

Tout aussi toxiques sont les arbrisseaux de la famille des Rosaceae, comme le cerisier noir (Prunus serotina), cerisier de Virginie (Prunus virginiana) le merisier (Prunus pensylvanica), les pêchers et les pruniers, tous membres de l’espèce Prunus. Leurs feuilles produisent également du cyanure lorsqu’elles sont fanées, ce qui affecte les animaux quelques heures après l’ingestion.

Pour être sûr, il faut enlever ce type d’arbre mortel du terrain ou éloigner les animaux des pâturages ou des enclos qui les bordent ou les contiennent. En général, les équidés ne sont pas susceptibles de manger les feuilles ou toute autre partie de l’arbre à moins qu’ils n’aient très faim. Toutefois, lorsque la curiosité ou l’ennui incite à des bouchées d’exploration, le cheval peut ingérer suffisamment d’espèces mortelles pour se faire du mal ou perdre la vie.

Les végétaux suivants n’ont pas leur place dans l’environnement du cheval en raison de leur toxicité ou de leur potentiel à provoquer des troubles digestifs. Ils sont classés par ordre de risque, en commençant par les plus dangereux, ceux qui contiennent le plus de molécules toxiques :

  • If (taxus sp.)
  • Laurier-rose (nerium oleander)
  • Érable rouge (Acer rubrum)
  • Cerisiers et parents (prunus sp.)
  • Noyer noir (juglans nigra)
  • Robinier faux-acacia (robinia pseudoacacia)
  • Marronnier d’Inde (aesculus hippocastanum)
  • Chênes, glands (quercus sp.)
  • Olivier de Bohême, également connu sous le nom d’oléastre (elaegnus angustifolia)

Pour en savoir plus…

L’ASPCA publie une liste mise à jour régulièrement des plantes toxiques et sans danger pour les équidés que vous devez vérifier avant de planter de nouvelles espèces à la portée de vos animaux. La plupart ne consomment pas intentionnellement de plantes toxiques car elles ont souvent un goût ou une texture désagréable. Vous pouvez minimiser le risque qu’il n’en mange, en lui fournissant en permanence du foin et de l’herbe de qualité en quantité suffisante.

Voir la liste sur le site de l’ASPCA

 

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre commentaire sera révisé par les administrateurs si besoin.